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Dans cet épisode de J'aime ta compagnie, Marie-Michèle, présente un autodiagnostic en dix tests concrets à faire soi-même pour évaluer et améliorer notre GEO auprès des agents d'IA

10 tests GEO pour savoir si les IA recommandent votre entreprise (Épisode 141)

De plus en plus, les gens, nos client·es, vont demander à un agent d’IA de leur suggérer une entreprise comme la nôtre. Être recommandé, référencé par les IA, devient aujourd’hui un incontournable pour toute entreprise. Et ça se travaille, tout comme le référencement web. Les agents d’IA s’appuient sur nos avis clients, notre fiche Google Business, la clarté de notre site, sur ce que les autres disent de nous, etc. Ce sont des critères vérifiables qui permettent concrètement de mesurer notre position et ajuster au besoin.

Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle, présente un autodiagnostic en dix tests concrets à faire soi-même. Elle les applique en direct à une vraie entreprise de Québec, Le Marchand de lunettes. C’est une lunetterie d’économie sociale qui a accepté de passer le test GEO pour l’occasion. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les réponses des IA et les angles morts qu’elles révèlent.  

Le GEO versus le SEO

Le GEO, c’est l’optimisation pour parler et être vu par les moteurs génératifs d’intelligence artificielle. De la même façon que le SEO permet de mieux se positionner dans les moteurs de recherche comme Google. La différence, c’est que l’approche est plus holistique. On ne vise plus un mot-clé isolé. L’IA croise notre site, nos réseaux sociaux, notre fiche d’entreprise, les avis laissés en ligne, etc.

Pour mieux saisir ce qu’est le SEO et faire le pont avec le sujet de l’article d’aujourd’hui, ne pas manquer l’entrevue avec Myriam Jessier, consultante en marketing technique, formatrice internationale, nomade numérique et fondatrice de l’agence Pragm : Référencement organique (SEO): comment maximiser notre positionnement web à moindre effort?.

L’autodiagnostic GEO en 10 tests

L’Autodiagnostic GEO est une séquence de dix questions à poser aux outils d’IA pour faire un état des lieux. L’objectif?

  • Vérifier si notre organisation est recommandée et trouvable partout.
  • Comprendre pourquoi.
  • Repartir avec un plan d’action clair.

L’action zéro : clarifier notre objectif

Avant d’effectuer les 10 tests, il faut savoir ce qu’on cherche à générer.

  • Vendre davantage?
  • Percer un nouveau marché?
  • Recruter ou convaincre des investisseurs?
  • Etc.

Sans objectif clair, il est difficile de faire un exercice qui dressera un portrait clair.

Tests 1 à 4 : est-ce que les IA nous recommandent

Ce bloc répond à la question la plus inconfortable. Est-ce que notre entreprise ressort dans les recherches? Ou est-ce que ce sont nos concurrents qui sont référencés?

  • Test 1 : poser, à un agent d’IA tel que Claude ou ChatGPT, la requête exacte de notre client·e idéal·e. L’objectif est de voir si notre nom apparaît et sinon, qui sort à notre place.
  • Test 2 : demander pourquoi. Sur quels critères l’outil s’est-il basé? L’objectif est de comprendre ce que l’IA valorise réellement comme information reliée à notre secteur.  
  • Test 3 : demander ce qui nous manque pour être recommandé spontanément. L’objectif est d’obtenir la liste précise des écarts à combler, dans nos mots et selon notre positionnement.
  • Test 4 : demander d’analyser nos concurrents. Demander ce qu’ils font bien en ligne et repérer l’écart à combler. L’objectif est de voir ce qui les rend crédibles aux yeux de l’IA pour s’en inspirer à notre tour.

Dans le cas du Marchand de lunettes

L’exercice a confirmé un bon positionnement de départ et révélé où mettre les efforts en priorité, avant même la mise à jour du site Web.

  • Améliorer l’affichage du prix de 80 $ sur tous les points de contact.
  • Entretenir de la fiche Google Business.
  • Remplir les champs descriptifs des plateformes tierces, comme Facebook, les Pages Jaunes et les annuaires spécialisés.

Un bon référencement dans les IA dépend moins de la beauté de notre site que de la cohérence de nos preuves partout où on existe en ligne.

Tests 5 à 7 : notre réputation vue par les IA

Une IA ne se contente pas de lire notre site web. Elle va voir ce que nos client·es, les médias et les plateformes disent de nous. Ce bloc mesure donc notre réputation.

  • Test 5 : demander de se baser uniquement sur les avis et commentaires laissés en ligne. L’objectif est de voir si notre réputation externe suffit à nous faire recommander.
  • Test 6 : taper la requête de notre client·e dans Google et observer ce qui domine dans la page. L’objectif est de repérer où se joue vraiment la visibilité dans notre secteur et où investir nos efforts.
  • Test 7 : refaire la recherche en variant les mots, comme le feraient nos client·es. On combine ce que l’on vend avec notre ville, avec le mot « avis », avec le mot « meilleur », avec le prix ou avec le rapport qualité prix. L’objectif est de repérer les formulations où l’on disparaît au profit de la concurrence.

Dans le cas du Marchand de lunettes

L’entreprise sortait première dans Claude et en premier résultat organique dans Google, mais disparaissait complètement dans Perplexity au profit de trois concurrents. L’outil trouvait pourtant une image publique cohérente et bien alignée avec l’offre.

Ce qui manquait? Ce n’était pas le message, mais la preuve sociale. Ici, le site web faisait bien son travail, mais la réputation externe ne suivait pas. La priorité était donc de passer d’une quarantaine d’avis à plusieurs centaines, y répondre, les intégrer au site et enrichir la fiche Google Business avec de vraies photos de l’équipe.

Un épisode consacré à la notoriété et aux avis en ligne permet d’aller plus loin sur le sujet : Épisode 89 Réputation en ligne : ce que Google dit (et pense) de votre entreprise, une entrevue avec Marylou Durocher-Fortin, stratège en réputation d’entreprise et fondatrice d’Axe Notoriété.

Tests 8 et 9 : notre site et notre marque

À ce stade, l’IA connaît notre écosystème, notre concurrence et notre intention de positionnement. C’est le bon moment pour lui faire critiquer nos actifs.

  • Test 8 : demander à l’IA d’évaluer notre site web dans l’optique d’être davantage référé. L’objectif est d’obtenir un rapport concret sur les contradictions, les informations manquantes et les correctifs techniques.
  • Test 9 : envoyer une capture d’écran de notre logo et demander ce que l’IA comprend de notre marque. L’objectif est de mesurer l’écart entre ce qu’on veut projeter et ce qui est réellement perçu en ligne.

Dans le cas du Marchand de lunettes

L’analyse du site a pointé des contradictions dans le contenu.

  • Une foire aux questions à étoffer.
  • Des horaires et des adresses à préciser.
  • Des correctifs techniques, comme des titres de page et des images trop lourdes.

Si l’écart est trop grand dans les résultats, on va essayer de creuser davantage. On explique notre positionnement à l’IA et on lui demande ce qu’il faudrait changer pour qu’elle l’associe systématiquement à notre marque.

Test 10 : notre plan d’action en trois priorités

Les IA sont excellentes pour synthétiser un long échange. Après neuf tests, l’outil connaît beaucoup mieux notre situation.

  • Test 10 : demander un plan d’action complet et nos trois prochaines priorités, en fonction de notre objectif et du positionnement visé. L’objectif est de transformer tous les constats accumulés en gestes concrets à poser dans les prochains mois.

Deux conseils pratiques pour que ça serve vraiment.

  1. Demander un sommaire sur deux pages. Si le rapport a 30 pages, on risque fort de ne pas y donner suite…  
  2. Garder notre esprit critique face aux résultats de l’IA.

Dans le cas du Marchand de lunettes

Trois rapports ont été générés, un dans ChatGPT, un dans Perplexity et un dans Claude. La conclusion stratégique tenait en une phrase : les premiers efforts devaient aller à la fiche Google Business et aux avis clients, avant même la refonte du site web.

Toujours mettre l’humain et notre unicité de l’avant

Même si c’est un outil pratique et puissant, l’IA va toujours nous parler de ce qu’elle voit sur le Web. Les avis, les fiches, les mots-clés, etc. Là où on peut sortir du lot et prendre avantage, c’est en mettant l’humain de l’avant et notre couleur dans nos contenus.

Les gens ont besoin de voir des visages et d’entendre une voix. En ce sens, mettre de l’avant nos valeurs, nos compétences, des photos de nous sur le terrain, etc. C’est payant! C’est la seule partie que la concurrence ne pourra jamais copier.

Pour mieux comprendre les outils d’IA et leur fonctionnement, il ne faut pas manquer le riche épisode 46, Pour arrêter d’avoir peur de l’IA. Une entrevue avec Camille Besse, scientifique de l’intelligence artificielle à l’Institut intelligence et données (IID) de l’Université Laval.

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Questions fréquentes

Comment savoir si ChatGPT recommande mon entreprise?

Taper la question exacte que notre client·e idéal·e poserait, sans jamais nommer notre entreprise. Si notre nom apparaît, on peut demander sur quels critères l’IA s’est basé pour nous recommander. Si on ne ressort pas, on peut demander ce qui manque pour être recommandé.

C’est quoi le GEO en marketing?

Le GEO désigne l’optimisation de nos contenus pour les moteurs génératifs. C’est le travail qui vise à être cité par les agents d’IA, comme le SEO vise à être bien classé dans les moteurs de recherche, dont Google. Le GEO croise différentes plateformes, telles que le site web, les avis, les fiches d’entreprise et les mentions externes, par exemple.

Est-ce que le SEO sert encore avec l’intelligence artificielle?

Oui. Il devient même une fondation. Les agents d’IA puisent dans les mêmes sources que les moteurs de recherche. Un site clair et une fiche Google Business complète servent les deux fronts en même temps.

Pourquoi les IA recommandent mes concurrents et pas moi?

Ce n’est pas une question de qualité, mais de visibilité des preuves. Un bon volume d’avis en ligne, des champs descriptifs bien remplis, ce qui nous différencie de la concurrence affichée sur tous les points de contact, etc. Demander à l’IA ce qui rend nos concurrents crédibles permet de mesurer l’écart et d’ajuster le tir.

L’équipe de La Firme