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Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle Bélanger reçoit Amélie Ann Renaud Crevier, thérapeute en relation d’aide, spécialisée dans la relation à l’argent des entrepreneur·es. Ensemble, elles décortiquent ce qui se cache derrière nos décisions financières. Une conversation franche et bienveillante qui pourrait bien changer positivement notre regard (et notre niveau d’anxiété) vis-à-vis nos finances!

Gérer son anxiété financière pour prendre les bonnes décisions|Entrevue Amélie Ann Renaud Crevier (Épisode 145)

Notre entreprise roule, les factures sont payées et pourtant, on retient notre souffle chaque fois qu’on ouvre notre compte de banque? L’anxiété financière d’un·e entrepreneur·e est fréquente et elle vient rarement des chiffres comme tels. Elle naît souvent de nos croyances sur l’argent, combinée à des peurs. Mais comment faire pour éviter de vivre ce stress au quotidien? En apprenant à se connaître et à clarifier nos vrais besoins. Ainsi, on peut prendre des décisions financières qui nous ressemblent et qui respectent nos moyens.

Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle Bélanger reçoit Amélie Ann Renaud Crevier, thérapeute en relation d’aide, spécialisée dans la relation à l’argent des entrepreneur·es. Ensemble, elles décortiquent ce qui se cache derrière nos décisions financières. Une conversation franche et bienveillante qui pourrait bien changer positivement notre regard (et notre niveau d’anxiété) vis-à-vis nos finances!

D’où vient l’anxiété financière des entrepreneur·es?

L’anxiété financière est souvent reliée à nos croyances sur l’argent. Ce sont souvent des idées héritées de nos parents, de notre éducation ou de notre milieu. Malgré nous, on les répète sans s’en rendre compte.

Par exemple.

  • « Ça prend de l’argent pour faire de l’argent. »
  • « Il faut travailler fort pour avoir une bonne paie. »

Ces croyances finissent par créer de la peur et de l’anxiété. Par exemple, si on croit que l’argent vient seulement de l’effort, se reposer peut devenir une menace à nos yeux. On risque alors de s’épuiser jusqu’à l’arrêt forcé. Nos revenus risquent ainsi de baisser et notre croyance s’en verra renforcée.

Au passage, on parle des bienfaits de prendre de vraies vacances pour dans cet épisode : 077 – Prendre des (vraies) vacances, c’est payant!

Les peurs dans notre vie personnelle peuvent aussi nous suivre au travail. Elles peuvent rester invisibles pendant des années, jusqu’au jour où une situation vient les réveiller. Amélie Ann donne l’exemple de la peur du rejet. Une personne qui a du mal à poser ses limites dans son couple, risque aussi de dire oui à une demande d’augmentation d’un employé, même si l’entreprise n’en a pas les moyens.

L’équation du déni financier : quand une croyance rencontre une peur

Qu’est-ce qui nous amène à vivre de l’angoisse et à fuir nos finances? C’est ce qu’Amélie Ann appelle l’équation du déni financier.

Une croyance sur l’argent + une peur = déni financier

Le déni financier, c’est refuser de regarder clairement notre situation financière parce qu’elle nous angoisse trop. Le piège là-dedans? Cet évitement peut augmenter notre insécurité et nourrir nos peurs.

Il peut aussi nous pousser à nous priver. Amélie Ann a vu des personnes qui n’ouvrent jamais leurs comptes par peur de manquer d’argent et qui se privent même de répondre à des besoins essentiels, convaincues de ne pas en avoir les moyens.

Besoin ou désir : trier avant de dépenser

Que l’on se prive ou que l’on dépense trop, il importe surtout de saisir la différence entre un besoin et un désir.

  • Un besoin, c’est ce qui nous fait réellement du bien, comme célébrer ou appartenir à un groupe.
  • Un désir, c’est le moyen qu’on choisit pour y répondre, souvent par habitude.

Comprendre cette nuance aide à faire de meilleurs choix et diminue le stress financier.

Amélie Ann donne l’exemple d’un sac de luxe qu’on déciderait de s’offrir pour se récompenser. Si le sac n’entre pas dans notre budget, est-ce qu’on peut trouver un autre moyen de répondre à notre besoin? Un souper entre amies, par exemple, pourrait combler ce même besoin de célébrer. Le même réflexe s’applique aux dépenses d’entreprise.

Pourquoi l’argent stresse certaines personnes et pas d’autres

Le stress financier dépend moins du montant que nous avons en banque que de notre tolérance au risque. Marie-Michèle a entendu des personnes très riches confier qu’elles vivaient avec une anxiété financière quotidienne, malgré une fortune suffisante pour subvenir à tous leurs besoins. À ce sujet, Amélie Ann y voit une forme de dysmorphie financière, un décalage entre ce qu’on possède et ce que l’on ressent.

Une personne à l’aise avec le risque arrivera plus facilement à rester détachée de ses biens et à garder confiance si elle subit une perte financière. Inversement, une personne dans la même situation, mais plus attachée à ce qu’elle possède, risque de vivre beaucoup plus d’anxiété. Connaître son seuil de tolérance et prendre le temps de comprendre comment l’argent fonctionne peut aider à réduire une bonne partie de notre stress.

Quand l’évitement financier nous empêche de prendre des décisions favorables pour soi

En entreprise, l’évitement pousse souvent à couper au mauvais endroit. Il peut prendre plusieurs formes.

  • Réduire sa propre rémunération plutôt que de revoir ce qui ne fonctionne pas.
  • Couper dans toutes les dépenses, au détriment de la mission, alors que les finances sont saines.
  • S’endetter pour dépenser plus, plutôt que de revoir un modèle d’affaires qui ne tient pas.

Ces gestes peuvent soulager à court terme, mais ils repoussent souvent le vrai problème.

« J’en vois qui se coupent un salaire au lieu de prendre des décisions difficiles. Et je suis la première à avoir fait ça dans ma vie. » (Marie-Michèle Bélanger)

Pour Amélie Ann, la question à se poser est simple. Est-ce une décision difficile ou est-ce qu’on est en train de se sacrifier, de se brûler?

Faire face à ses finances permet de voir clair et de prendre des décisions favorables pour soi et pour le développement de notre entreprise ou organisation.

Quand demander de l’aide pour sortir du déni financier?

Lorsqu’on fait du déni sur notre situation, C’est souvent le premier signe qu’il est temps d’aller chercher de l’aide. Amélie Ann fait une comparaison avec la conduite d’un véhicule les yeux fermés. Au personnel, on est au volant d’une auto. En affaires, on pilote un autobus, avec une équipe et des client·es à bord.

« Si tu conduis les yeux fermés, tu es dans le déni. Tu ne veux pas voir. Et comme tu ne conduis pas, soit tu n’avances pas, soit tu avances, mais tu ne vois pas où tu t’en vas. » (Amélie Ann Renaud Crevier)

Quelques signes doivent nous alerter.

  • Ne pas arriver pas à suivre son budget.
  • Voir notre compte de banque nous stresse.
  • On ressent un vide ou un inconfort, même quand l’entreprise fonctionne.

Pour Amélie Ann, se poser la question est déjà un indice que la situation n’est pas claire. Elle invite à ne pas hésiter à consulter et décrit son rôle de thérapeute comme celui d’une passagère qui nomme ce qu’on ne voit pas ou ne veut pas voir. Une façon de retrouver de la clarté.

Faire ce pas demande du courage, parce qu’il faut accepter que certaines décisions passées n’étaient peut-être pas les meilleures. Mais gardons en tête qu’il n’y a jamais de mauvaises décisions. Elles étaient bonnes au moment où on les a prises, avec ce que l’on savait à ce moment. Comme le résume Amélie Ann, on fait du mieux que l’on peut avec ce que l’on a!

Prendre soin de soi avant tout

Prendre soin de nos finances devient donc aussi une façon de prendre soin de soi. En apprenant à se connaître et à clarifier nos vrais besoins, on peut prendre des décisions financières qui nous ressemblent et qui viennent considérablement diminuer l’anxiété. Cette démarche peut considérablement venir changer notre qualité de vie en tant qu’entrepreneur·e.

On commence aujourd’hui 🙂 ?

Pour aller plus loin, notre dossier sur la vitalité financière pourrait vous intéresser : 102 à 104 – Tendances 2026: vitalité de vos finances, de votre équipe et de votre réputation

Pour toute question ou besoin d’accompagnement, l’équipe de J’aime ta compagnie est toujours disponible pour un coup de pouce. On peut planifier une rencontre exploratoire gratuite avec grand plaisir!

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En savoir plus sur Amélie Ann Renaud Crevier

Amélie Ann Renaud Crevier est thérapeute en relation d’aide. Elle accompagne les entrepreneur·es dans leur engagement à soi et leur relation à l’argent. Elle écrit présentement un livre sur le succès par l’engagement à soi.


Questions fréquentes sur l’anxiété financière et le déni

C’est quoi, la dysmorphie financière?

La dysmorphie financière désigne un écart entre votre situation financière réelle et la façon dont on la perçoit ou dont on la vit. Pour Amélie Ann Renaud Crevier, c’est le désalignement entre vos finances et vos besoins réels.

Pourquoi j’évite de regarder mon compte de banque?

Le plus souvent, c’est dû à une croyance combinée à une peur qui vous pousse à détourner le regard. Cet évitement entretient l’insécurité et nourrit à son tour la peur. Ça n’a souvent rien à voir avec le solde réel dans notre compte en banque!

Comment arrêter d’avoir peur de manquer d’argent?

Commencez par nommer la croyance qui nourrit cette peur, puis regardez vos finances telles qu’elles sont, sans vous juger. Mieux comprendre votre tolérance au risque et le fonctionnement de l’argent réduit une bonne partie de l’anxiété. Un accompagnement qualifié peut vous aider à briser la boucle plus rapidement.

L’équipe de La Firme