En tant que PME ou OBNL, comment aborder la nouvelle année avec vitalité, clarté et robustesse? On aborde ici les tendances 2026 pour développer une stratégie solide au sein de nos organisations.
Voici un dossier spécial en trois épisodes : « Tendances 2026: vitalité de vos finances, de votre équipe et de votre réputation ». On vit toutes et tous dans un contexte économique instable, saturé d’IA et marqué par des pressions financières grandissantes. Le taux de stress et de fatigue est parfois très élevé et il peut devenir difficile de garder le cap. Ce dossier du balado J’aime ta compagnie a été conçu pour nous aider, comme entrepreneur·es et gestionnaire·es d’OBNL, à traverser 2026 avec plus de clarté et de robustesse. Un parcours en trois volets pour nous aider à renforcer notre organisation de l’intérieur en 2026.
Les trois volets du dossier.
- 102 – Tendances 2026 en vitalité financière : diversification, simplification et efficience.
- 103 – Tendances 2026 en vitalité de l’équipe : leadership pour garder l’humain vivant dans un monde à cran
- 104 – Tendances 2026 en vitalité réputationnelle : rester visible, vrai et crédible à l’ère de l’IA
Chaque épisode se complète afin d’offrir une vue d’ensemble. Pour avancer sereinement dans une année qui exigera de la lucidité, du courage et beaucoup d’intelligence collective.
102 – Tendances 2026 en vitalité financière : diversification, simplification et efficience
Nos organisations naviguent dans un climat instable. Comme entrepreneur·es et gestionnaire·es d’OBNL, on manque souvent de temps et on avance dans l’incertitude. Mais il est possible de reprendre le contrôle, en clarifiant nos priorités et en simplifiant nos modèles.
Dans ce premier épisode de la série « Tendances 2026: vitalité de vos finances, de votre équipe et de votre réputation », Marie-Michèle aborde la question de la vitalité financière. Elle nous parle des tendances qui marqueront 2026 et qui peuvent nous aider à solidifier nos PME et nos OBNL.
Pourquoi écouter cet épisode?
- Comprendre ce qui rend 2025-2026 aussi instable et comment s’y adapter avec lucidité.
- Découvrir les 6 tendances financières qui influencent déjà nos PME et OBNL.
- Savoir quoi simplifier pour améliorer la productivité.
- Saisir pourquoi la valeur humaine reprend le dessus dans un monde saturé d’IA.
- Choisir les bons indicateurs qui nous permettent de garder le cap.
On vous invite à écouter l’épisode dès maintenant.
Le contexte 2025-2026 : une impression d’élastique étiré
Le contexte géopolitique et économique est instable et nous fait vivre de l’incertitude. On est actuellement dans une guerre économique avec les États-Unis. On a même frôlé la récession. Donc même si certains indicateurs paraissent encourageants, le terrain reste instable et on avance souvent avec l’impression que l’élastique économique est sur le point de casser.

Pour nos organisations, cela signifie une chose. On doit naviguer avec plus de prudence et de lucidité, tout en s’assurant d’être suffisamment robustes pour absorber les secousses.
Marie-Michèle compare d’ailleurs cette période à une pratique de yoga. Pour tenir une posture exigeante, il faut être fort·es, flexibles et capables de retrouver l’équilibre même quand on vacille. C’est exactement ce que l’on doit cultiver en 2026. Une stabilité intérieure qui nous permet de rester ancrés, malgré les grands mouvements autour de nous.

6 tendances pour mieux comprendre le contexte et s’y préparer.
Tendance 1 : le retour des stratégies des revenus de rentabilité et de productivité
Marie-Michèle observe une hausse marquée des demandes d’accompagnement en stratégies de revenus. PME comme OBNL ressentent la pression. Les subventions diminuent. Les clientèles changent. Les modèles anciens ne tiennent plus.
La diversification des revenus devient essentielle pour créer de l’oxygène et sécuriser les emplois. Plusieurs organisations souhaitent aussi revoir leur productivité pour mieux utiliser leur équipe, intégrer l’IA de façon stratégique et améliorer leur rentabilité.
Cette tendance sera aidante puisqu’elle reflète ce que vivent actuellement les organisations. Elles doivent trouver des moyens de garder la tête hors de l’eau.
En revenant à ces stratégies essentielles, on aide nos organisations.
- On crée de l’oxygène financier.
- On clarifie ce qui doit rester et ce qu’on doit laisser aller.
- On devient plus robustes devant une économie instable.
Tendance 2 : le minimalisme financier
Marie-Michèle décrit cette tendance comme un virage incontournable. Dans un contexte où les revenus se transforment, où les subventions diminuent et où les attentes salariales augmentent, on ne peut plus tout porter. On doit faire du ménage à la Marie Kondo. Pas un ménage de surface. Un vrai tri stratégique.
Elle propose de se poser quelques questions difficiles.
- Quels projets on doit laisser aller parce qu’ils n’ont plus l’impact attendu?
- Quels services ou produits ne sont plus rentables ou n’apportent plus de valeur à nos clientèles?
- Quelles personnes ou client·es ne sont plus aligné·es avec notre organisation, ou nous grugent notre énergie? Lesquels peut-on laisser aller?
- Quels coûts fixes (bureaux, outils numériques, abonnements, etc.) ne contribuent pas réellement à nos revenus ou à la rentabilité?
Cette approche demande du courage, mais elle amène beaucoup de clarté. Elle permet de concentrer notre énergie sur ce qui fonctionne vraiment, de simplifier notre modèle d’affaires et d’orienter nos ressources vers les activités qui créent un véritable impact.
Tendance 3 : partager la richesse et la reconnaissance
Marie-Michèle observe qu’en 2026, on ne pourra plus mobiliser les équipes avec des structures trop verticales ou une reconnaissance inégale. Les organisations devront mieux partager la valeur des humains, la reconnaissance et les responsabilités.
- Rehausser la contribution des personnes essentielles, mais sous-valorisées.
- Offrir plus d’autonomie et de projets porteurs.
- Permettre aux équipes de comprendre leur impact concret.

Tendance 4 : la valeur humaine dans un monde saturé d’IA
Même si l’IA prend de l’ampleur, ce qui regagne de la valeur, c’est l’accès à un humain compétent qui comprend notre situation. Marie-Michèle rappelle que l’information seule ne suffit plus.
- Les client·es veulent être conseillés par une vraie personne.
- Le lien humain devient un avantage distinctif.
- L’IA soutient, mais ne remplace pas la relation.
Les organisations qui réussiront sont celles qui combineront efficience numérique et chaleur humaine. Celles qui investiront dans les humains.
Tendance 5 : choisir les bons indicateurs
Marie-Michèle se positionne à contre-courant du marché. Alors que plusieurs annoncent un futur rempli d’indicateurs encore plus précis et plus nombreux, elle constate que dans un contexte de « yo-yo » économique, trop mesurer nous fait perdre de vue l’essentiel.
Elle recommande plutôt une approche simple et lucide.
- Calculer la productivité réelle. Si on engage plus de monde, est-ce que ça génère réellement plus de revenus, de subventions ou de partenariats?
- Suivre les « leads » concrets. En PME, par exemple, le nombre de rencontres exploratoires. En OBNL, le nombre de discussions avec les bailleurs de fonds.
- Mesurer le taux de conversion. Est-ce que ces discussions mènent réellement à des ententes, des ventes ou des partenariats?
- Observer la fidélité. Est-ce que nos partenaires et client·es reviennent d’une année à l’autre?
On choisit donc 3 à 5 indicateurs clés et on optimise nos actions en cours de route, en fonction des résultats. Ce sont nos repères pour garder le cap et ajuster nos actions rapidement au besoin.
Tendance 6 : mutualisation et fusions
2026 sera une année où plusieurs organisations choisiront d’unir leurs forces plutôt que de travailler en silo. Certaines partageront des expert·es en communication, en finances ou en opération. D’autres regrouperont des fonctions ou fusionneront des rôles pour stabiliser l’emploi et réduire la pression sur leurs équipes.
La mutualisation apparaît ainsi comme un moyen simple et concret de rester solides. Elle permet de réduire les coûts, d’accéder à une expertise plus forte et d’avancer avec plus de résilience dans un contexte qui change rapidement.
Simplifier pour progresser
Au final, la vitalité financière cette année nous invite à plus de lucidité et moins de bruit. On simplifie, on renforce l’essentiel et on avance avec intention.

Élevons-nous ensemble, en cohérence avec nos valeurs, dans le partage et le respect des humains au sein de nos organisations.
103 – Tendances 2026 en vitalité de l’équipe : leadership pour garder l’humain bien vivant dans un monde à cran
En tant que « leader » en 2026, si on veut des équipes pleines de vie et mobilisées dans un monde à cran, on doit renouer avec des façons de travailler qui redonnent de l’air, du sens et de la stabilité à tout le monde.
On le ressent toutes et tous. Les entrepreneur·es, gestionnaire·es d’OBNL et organismes publics jonglent avec la pression financière, des équipes fatiguées et un contexte social et politique tendu et incertain. Cet épisode tombe donc au bon moment. Il nous aide à comprendre ce qui épuise nos équipes et ce qui peut vraiment les revitaliser.
Dans ce 2e épisode de notre dossier en trois volets « Tendances 2026: vitalité de vos finances, de votre équipe et de votre réputation », Marie-Michèle nous explique comment l’anxiété ambiante, l’incertitude économique et l’endettement personnel influencent nos organisations. Elle propose ensuite des approches concrètes pour offrir plus de clarté, de sens et de soutien au quotidien.
Pourquoi écouter cet épisode?
- Comprendre comment l’anxiété réduit l’empathie et fragilise nos relations de travail.
- Mettre en place des micro rituels simples pour soutenir les équipes.
- Donner plus de sens au travail en rendant l’impact humain visible.
- Trouver l’équilibre entre cocréation et décisions claires.
- Mieux aligner les projets de vie et les trajectoires professionnelles.
- Nourrir les liens humains sans ajouter de surcharge.
On vous invite à écouter l’épisode complet.
8 tendances en vitalité de l’équipe
Tendance 1 : l’anxiété coupe l’empathie
On le voit partout. Plus l’anxiété ambiante monte, plus l’empathie s’effrite.
Dans cet état, comme le décrit Marie-Michèle, on devient plus défensif, plus individualiste et on cherche instinctivement à se protéger. On peut comparer à l’image d’un exercice d’évacuation de feu. Lors de l’exercice, tout le monde descend calmement, en contrôle. Mais s’il y a une vraie fumée, un vrai danger, les réflexes vont changer. On peut oublier les autres, pousser pour sortir et ne penser qu’à sauver notre peau.
C’est exactement ce qui arrive dans nos équipes quand le stress et l’incertitude montent. On se replie sur soi. Ce réflexe naturel tue la collaboration et fragilise l’énergie collective.

Pour contrecarrer ce phénomène, Marie-Michèle insiste sur la nécessité d’injecter volontairement de l’empathie dans le quotidien. Instaurer des microrituels simples qui recréent du lien.
- De courts tours de table où chacun·e nomme comment il ou elle arrive et ce dont il ou elle a besoin cette semaine.
- Des espaces pour partager ce qui va bien et ce qui va moins bien.
- Des moments de reconnaissance entre collègues, en utilisant, par exemple, les valeurs de l’organisation pour souligner les bons coups.
- Des demandes claires de besoins entre pairs pour favoriser une entraide concrète et éviter que chacun·e porte son stress seul.
L’idée, c’est de créer des petits gestes entre les paires qui deviennent automatiques. Comme se brosser les dents. Une hygiène d’équipe qui ramène du calme, de la bienveillance et une empathie ambiante même quand la société est à cran.
Tendance 2 : la quête de sens comme moteur d’énergie
Pour Marie-Michèle, l’une des grandes réalités de 2026 c’est que le sens devient un vrai carburant pour nos équipes, voire un besoin essentiel.

Les équipes oublient rapidement l’impact de leur travail quand elles sont prises dans leurs tâches. Pour raviver cette énergie, elle propose d’intégrer des indicateurs d’impact humain dans nos KPI.
- Nombre de personnes aidées
- Satisfaction client
- Projets d’impact livrés
- Satisfaction des usager·es
- Dons ou initiatives philanthropiques
Elle donne l’exemple d’une entreprise très performante qui a décidé de redistribuer de l’argent philanthropique en lien avec les causes personnelles de ses employé·es. Un geste qui a un impact concret et qui alimente profondément le sens, la motivation et le sentiment d’appartenance au travail.
Tendance 3 : besoin de clarté et d’un leadership plus décisif
Dans un climat anxiogène, on a tendance à multiplier les consultations, les comités et la cocréation. Mais en période de turbulence, cette approche peut aussi augmenter la confusion.
Elle propose de doser autrement.
- Quand tout va bien : on peut être très collaboratif.
- Quand on approche d’une zone d’incertitude : on se consulte. On réfléchit en équipe.
- Quand on est au cœur de la tempête : on a besoin d’un leadership plus décisif.

Le rôle du ou de la leader, c’est de réduire l’incertitude sur tout ce qui peut être clarifié. Offrir un cap, trancher quand c’est nécessaire et éviter de repousser la charge mentale sur l’équipe. Cette clarté apaise, stabilise et permet aux équipes de mieux respirer.
Tendance 4 : aligner le plan de développement des organisations et celui des individus
On ne peut plus séparer le développement de l’organisation du développement individuel de ses employé·es. Les deux doivent avancer ensemble.
Marie-Michèle explique que chaque personne arrive avec des aspirations personnelles et professionnelles. Certaines veulent progresser rapidement. D’autres souhaitent alléger leur charge ou travailler différemment. C’est pourquoi elle recommande des rencontres carrière aux six mois, pour comprendre les éléments importants à considérer dans la vie des employé·es.
- Ambitions
- Besoins de conciliation
- Compétences à développer
- Aspirations de long terme
Quand les trajectoires personnelle et collective s’alignent, ça crée une motivation durable. Et quand ce n’est plus aligné, mieux vaut avoir le courage, en tant que leader, d’en parler plutôt que de laisser la démotivation s’installer.
Tendance 5 : retrouver le plaisir d’être ensemble
La pandémie a laissé des traces. On est devenus plus casanier·es et fatigué·es. Le télétravail est confortable, mais il a appauvri les liens. Se retrouver demande maintenant un effort pour beaucoup d’entre nous.
Marie-Michèle propose de remettre du plaisir dans les équipes. Sans ajouter de lourdeur bien entendu!
- Dîner payé par l’organisation. Sans ordre du jour.
- Journée d’échange entre OBNL.
- Activité simple, intégrée dans les heures de travail.
- Sortie optionnelle pour celles et ceux qui en ont besoin.
L’idée n’est pas de forcer des 5 à 7, mais de créer des moments de respiration collective qui permettent de retisser les liens. Et si on a les moyens, on peut même organiser une retraite d’équipe pour ramener une dimension humaine dans les relations.
Tendance 6 : investir dans l’hygiène de vie et l’hygiène financière personnelle des équipes
On le redit ici, tout le monde est à cran et stressé. L’endettement personnel amplifie cette réalité et la santé physique et mentale s’en voit parfois grandement affectée.
Marie-Michèle propose deux axes d’investissement pour nos employés.
- La santé physique, mentale et émotionnelle. Organiser des ateliers, des outils, de l’accompagnement, des défis dans l’équipe, etc.
- La santé financière personnelle. Organiser des formations en finances, de l’accompagnement pour mieux gérer son budget, comprendre l’endettement, planifier des décisions financières plus saines, etc.
Des personnes moins stressées créent des équipes plus stables et plus solides.
Tendance 7 : le marché du travail en mutation, une opportunité à saisir?
2026 va amener un bouleversement du marché du travail. Les postes coupés dans les entreprises, les réorganisations publiques et l’impact de l’IA créent un contexte où tout change rapidement. Pour la première fois depuis longtemps, on aura davantage de talents disponibles.
Elle y voit une occasion à saisir, surtout pour les PME et les OBNL, qui ont parfois du mal à attirer des expert·es hautement qualifié·es.
La croissance en 2026 passera moins par la compétition et beaucoup plus par la mutualisation.
- Partager des ressources spécialisées entre OBNL ou PME.
- Cofinancer un poste d’expert·e (comptabilité, technologie, communication) plutôt que de l’assumer seul·e.
- Collaborer avec les organisations voisines pour sécuriser des talents de haut niveau, sans exploser les budgets.
En période d’incertitude, on s’élève plus vite ensemble qu’en se battant chacun·e de notre côté.
Tendance 8 : développement du leadership
En 2026, le leadership ne peut plus reposer uniquement sur la personne qui dirige. Il doit être distribué dans toute l’équipe.
Marie-Michèle explique que tout commence par le leadership de soi. Comment chacune et chacun drive sa propre énergie, formule ses besoins, prend des décisions et avance dans sa carrière.
À partir de là, on peut mettre en place un leadership distribué. Confier des responsabilités de leadership à différentes personnes (un projet, un dossier, un mandat ponctuel, etc.). Par exemple, confier à deux personnes l’organisation du party de Noël. On observe comment elles mènent le projet et si elles ont besoin d’aide, on va aller chercher du coaching pour les soutenir dans leur leadership.
L’idée est aussi d’adopter une posture de coach au quotidien. Quand quelqu’un de l’équipe arrive avec une question, lui demander : « Toi, tu en penses quoi? Toi tu ferais quoi? ».
L’objectif n’est pas que tout le monde devienne gestionnaire, mais que chacun·e porte une petite part du leadership. Et cela comporte beaucoup d’avantages.
- Stabiliser l’équipe.
- Réduire la charge mentale des dirigeant·es.
- Créer une culture où on avance ensemble.
- Amener de la clarté pour toutes et tous.
Redonner du souffle à nos équipes, un pas à la fois
L’important est de se rappeler qu’on ne contrôle pas la tempête autour de nous, mais que l’on peut contrôler la vitalité qu’on crée ensemble, au sein de nos équipes. Avec un peu plus de clarté, de sens, d’empathie et de leadership partagé, on peut vraiment apaiser l’ambiance et redonner du souffle à nos équipes.
Et si on commençait simplement par un petit geste cette semaine. Un moment d’empathie, une décision claire, une conversation qui fait du bien. Un pas à la fois, on peut garder nos équipes vivantes, solides et connectées.
104 – Tendances 2026 en vitalité réputationnelle : rester visible, vrai et crédible à l’ère de l’IA
Si on veut rester visible, vrai·es et crédible en 2026 malgré l’IA et les algorithmes, notre vitalité réputationnelle devient clairement une question de survie stratégique.
On est beaucoup à le vivre. Nos budgets ne grossissent pas, nos équipes sont débordées, les impressions chutent sur les réseaux sociaux, le trafic web diminue et pourtant, on doit continuer d’attirer des client·es, des membres, des donateur·ices, des usagers et usagères, des talents. Comment garder le cap?
Dans ce 3e épisode de notre dossier en trois volets « Tendances 2026: vitalité de vos finances, de votre équipe et de votre réputation », Marie-Michèle explore les grandes tendances 2026 en vitalité réputationnelle. À travers le contexte économique chancelant, la montée fulgurante de l’intelligence artificielle et la chute des impressions organiques, elle nous montre comment on peut, concrètement, protéger et faire rayonner la réputation de notre PME, de notre OBNL ou de notre organisation publique. Elle partage aussi ce qu’elle observe sur le terrain dans ses formations Maudit marketing, en planification stratégique et dans l’accompagnement des équipes qui veulent enfin prendre leur place.
Voici pourquoi cet épisode est particulièrement utile pour nous?
- Comprendre pourquoi la réputation devient un actif de survie en 2026 et pas seulement une affaire de visibilité.
- Savoir où investir notre temps et notre énergie malgré la baisse des impressions et du trafic web.
- Éviter les erreurs réputationnelles liées aux agents d’IA et aux contenus générés trop vite.
- Repenser notre marketing de contenu pour mettre les humains de notre équipe à l’avant-plan.
- Briser les silos entre communication, direction, opérations et terrain pour que toute l’équipe porte la réputation.
- Mesurer notre vitalité réputationnelle autrement que par les seuls clics et abonnés.
Vous pouvez écouter l’épisode complet dès maintenant juste ici.
Les 8 tendances 2026 en vitalité réputationnelle
On est nombreuses et nombreux à se demander où mettre nos efforts en communication et en marketing pour ne pas s’épuiser à l’ère de l’IA. Les tendances que présente ici Marie-Michèle nous aident à arrêter de courir et à nous concentrer sur ce qui renforce vraiment notre réputation.
Tendance 1 : volatilité algorithmique (la fin de la portée gratuite)
Les algorithmes se referment et les impressions organiques chutent. Surtout sur les réseaux sociaux. À part quelques exceptions comme TikTok, on ne peut plus compter sur le « reach » (portée) gratuite pour se rendre visibles. Les plateformes favorisent maintenant les comptes qui paient pour de la publicité ou ceux qui publient à très haute fréquence.
Pour les OBNL et les PME, il est souvent difficile, voire impossible de publier dix fois par jour. On n’a pas le temps ni les budgets pour payer de la publicité en continu. La clé devient donc la précision. On doit choisir notre clientèle idéale numéro un, puis investir là où elle se trouve vraiment.

Voici quelques actions concrètes proposées par Marie-Michèle.
- Choisir notre clientèle idéale numéro un et concentrer nos efforts où elle se trouve.
- Accepter d’avoir moins d’impressions, mais plus de pertinence.
- Continuer d’investir dans notre site web même si les visites chutent.
- Optimiser notre présence autant dans les moteurs de recherche (SEO) que pour les agents d’IA (GEO).
- Miser davantage sur l’infolettre pour parler directement à notre cible. (Pour aller plus loin, voici un épisode présentant des informations, trucs et astuces pour une infolettre impactante : 093 – Stratégies d’infolettre : tendances et statistiques au Canada – Entrevue avec Geoffrey Blanc de Cyberimpact.)
- Réutiliser et bonifier nos contenus existants.
- Créer une cohérence multicanal. (Chaque plateforme doit nourrir les autres pour amplifier notre visibilité auprès des bonnes personnes.)
C’est souvent quand les algorithmes s’effondrent et que tout le monde lève le pied qu’on gagne à rester présentes et présents pour les bonnes personnes. Même avec moins d’impressions, on avance dès qu’on parle clairement à notre clientèle idéale et qu’on se rend utiles de façon constante.
Tendance 2 : agents d’IA et erreurs réputationnelles
Les agents d’IA deviennent de plus en plus intégrés dans les opérations. On ne parle plus seulement de poser des questions dans un chat mais de leur confier des tâches complètes.
Par exemple.
- Répondre à des courriels automatiquement.
- Faire des suivis avec des client·es ou des membres.
- Résumer des rencontres et envoyer les décisions.
Le risque? On donne beaucoup de pouvoir à des systèmes qui ne comprennent pas les nuances de nos contextes ni nos enjeux politiques, sociaux ou relationnels.
En 2026, il y a de gros risques de dérapages. Courriels mal formulés, décisions absurdes, réponses contradictoires, voire atteintes à la réputation. Il importe donc d’être très alerte et de garder un contrôle humain sur tout ce qui sort de l’IA.
Tendance 3 : le marketing de contenu reprend sa vraie valeur
L’espace numérique est saturé, surtout de contenus produits trop vite, souvent par l’IA. Ça manque de substance, tout sonne pareil et ça ne reflète pas la vraie expertise des équipes. C’est exactement pour ça que le marketing de contenu incarné reprend autant d’importance.
Que ce soit à travers un balado, des vidéos, des ateliers filmés ou tout autres format audio ou vidéo, Marie-Michèle insiste sur l’importance de mettre de l’avant les personnes dans les équipes et d’avoir des contenus qui portent vraiment notre ton et nos mots.
Dès qu’on crée du contenu incarné, on peut ensuite le transformer en multiples formats.
- Un transcript qui devient un billet de blogue.
- Des extraits du blogue pour une publication LinkedIn ou dans notre infolettre.
- La création de ressources pour nos client·es à partir de nos contenus.
Ce recyclage intelligent crée un effet cumulatif puissant.
- Reflète nos vraies compétences.
- Rends notre voix beaucoup plus difficile à copier.
- Aide les moteurs de recherche et les agents d’IA à comprendre dans quoi on excelle.
- Renforce notre crédibilité sur toutes les plateformes où l’on choisit d’être présent·es.
Au fond, plus on documente nos vrais sujets à partir de contenus humains, plus on devient repérables et distinctif·ves. Autant pour les moteurs de recherche que pour les humains qui cherchent une équipe à qui faire confiance.
Tendance 4 : approche multicanal et retour à la cohérence
On ne peut plus publier un billet de blogue isolé ou lancer une petite campagne publicitaire en espérant que ça suffise. Une présence crédible se construit quand chaque contenu nourrit les autres. Dans une approche multicanal cohérente, on garde le même ton, les mêmes thèmes et la même essence, mais adaptée à chaque format.
Par exemple.
- Le balado renvoie vers le site web.
- Le site web mène vers les outils gratuits et l’infolettre.
- L’infolettre présente les nouveaux épisodes, ateliers et services.
- Et sur LinkedIn, on amplifie nos contenus grâce à des clips, des récits de mandats, des nouvelles de l’équipe ou encore des extraits vidéo.
Tout circule, tout se répond et tout renforce notre crédibilité.
Et pour que ça fonctionne, il faut opérationnaliser la réputation en équipe. Ce n’est plus le projet d’une seule personne en marketing et ça peut passer par des outils simples.
- Un tableau ou un système commun pour suivre les contenus.
- Des rôles clairs pour chaque personne impliquée.
- Des processus pour documenter ce qui se passe sur le terrain.
- Des photos, des vidéos et des anecdotes qui alimentent toutes les plateformes.
Quand toute l’équipe contribue, la réputation devient cohérente, vivante et beaucoup plus durable.
Tendance 5 : fin des silos. Toute l’équipe porte la réputation
Trop d’organisations confient toute leur réputation à une seule personne en communication, alors que cette personne n’est pas experte du métier, du terrain, ni des réalités quotidiennes.
Pour bâtir une réputation forte, chaque personne dans l’équipe doit contribuer.
- Les expert·es du métier doivent partager leurs idées, leurs observations et leurs compétences.
- Les personnes sur le terrain doivent documenter ce qu’elles vivent (photos, vidéos, anecdotes, questions fréquentes).
- La direction doit accepter de se montrer, d’assumer ses valeurs et de prendre position.
L’expert·e en communication devient plutôt une ou un chef·fe d’orchestre. Elle connaît les formats, les plateformes, les études de mots-clés et la stratégie. Mais la substance vient de toute l’équipe. C’est cette contribution collective qui permet d’incarner une vision globale et de faire vivre une réputation cohérente et crédible à chaque point de contact.
Tendance 6 : fatigue du contenu IA et retour à la qualité
Avec l’IA, on pourrait publier dix contenus par jour, mais ça se ressent vite. Le public développe une intolérance à ces publications génériques, où des robots semblent se parler entre eux.
Les gens veulent du vrai.
- Des opinions assumées.
- Des nuances.
- Des histoires tirées du terrain.
- Un peu de coulisses et d’humanité.

On ne progresse pas en publiant plus, mais en publiant mieux. Les contenus efficaces sont ceux qui montrent notre vraie compétence et ce qu’on vit réellement dans notre organisation. Une qualité incarnée, qui redonne de la valeur au contenu dans un espace saturé.
Tendance 7 : mesurer la réputation autrement
Dans un contexte où les clics ou le trafic baissent, il devient dangereux de se fier uniquement aux résultats de nos plateformes. On doit revenir à des indicateurs macro de vitalité réputationnelle.
- Est-ce que des partenaires importants nous approchent pour des collaborations stratégiques?
- Recevons-nous des CV spontanés de personnes très qualifiées?
- Les nouvelles personnes qui arrivent correspondent-elles à notre clientèle idéale ou nous épuisent-elles?
- Est-ce que nos client·es, usager·es, bénévoles ou donateur·ices reviennent vers nous et restent?
- Est-ce que le nombre d’abonné·es sur nos canaux principaux augmente?
Ce sont des signaux puissants. Même si nos impressions chutent, si la qualité des relations, des demandes entrantes et des candidatures augmente, c’est signe que notre vitalité réputationnelle progresse.
Tendance 8 : être choisi·e (pas seulement connu·e)
Dans un monde saturé de sollicitation, l’enjeu n’est plus d’être vu·e. L’enjeu, c’est d’être choisi·e. Qu’est-ce que ça prend pour que des gens nous choisissent? Ils doivent nous connaître, nous apprécier et nous faire confiance.
Tout le travail de réputation vise à bâtir cet actif de confiance. Avec de la constance, du contenu incarné, des valeurs claires et une voix unique. C’est ce qui permet ensuite d’attirer des client·es idéal·es, des CV alignés avec notre mission et des partenaires qui veulent se coller à nous.
Investir dans notre vitalité réputationnelle : un incontournable en 2026!
En 2026, on ne joue plus la course au clic. On mise sur une réputation forte, incarnée et cohérente qui nous permet d’être choisis pour les bonnes raisons.
Plus on assume notre couleur, notre ton et notre expertise, plus on donne envie aux bonnes personnes de se joindre à nous, de rester et de devenir nos meilleur·es ambassadrices et ambassadeurs.

L’équipe de La Firme