Ce qui manque parfois pour faire décoller une organisation, ce n’est pas de mettre plus d’efforts ou plus de ressources. C’est de sortir du piège de l’indécision, pour prendre des décisions claires et assumées. Et la bonne nouvelle, c’est que ça s’apprend!
Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle Bélanger explore ce fameux état d’indécision. L’angle mort qui freine notre développement organisationnel. Elle nous propose un outil autodiagnostic concret pour identifier à quel stade on se trouve et comment reprendre le gouvernail de noter organisation.
Pourquoi écouter cet épisode?
- Reconnaître les situations où l’indécision s’installe, sans qu’on la voit venir.
- Comprendre le vrai coût de ne pas décider (temps, énergie mentale et occasions manquées, etc.).
- Identifier à quel stade du spectre on se trouve, du déni total à la décision assumée.
- Repartir avec cinq questions concrètes pour se sortir de l’impasse.
Un épisode qui appelle à passer à l’action et sortir de l’indécision!
Quand l’indécision devient un frein invisible
Certaines formes d’indécision se cachent derrière des comportements qui semblent raisonnables : consulter davantage, attendre le bon moment, vouloir être certain·e avant d’agir.
Voici des exemples de situations fréquentes où elle peut s’installer.
- Tarder à se positionner clairement, de peur de rétrécir son marché ou de manquer des opportunités de financement.
- Savoir qu’il manque une compétence dans l’équipe, mais on reporte la décision : déléguer, embaucher ou former?
- Garder un membre d’équipe qui nuit à la dynamique collective, sans intervenir.
- Poursuivre des actions de communication qui ne donnent pas de résultats, sans décider d’arrêter ou de consulter.
- Laisser des produits ou des services s’accumuler sans jamais trancher ce qu’on garde ou ce qu’on abandonne.


Du déni à la décision assumée : un spectre en quatre états
État #1 : le déni
On ne sait pas qu’on est dans le problème. On se raconte une histoire rassurante pendant que des signaux s’accumulent.
La porte de sortie? Aller chercher de la rétroaction, consulter, poser des questions à son équipe, etc.
État #2 : l’indécision inconsciente
On a cerné le problème, mais on le repousse vers les autres ou vers le futur sans agir dessus. On connaît le « bobo », mais on ne fait rien avec.
État #3 : l’indécision consciente
On sait qu’il y a un problème et qu’une décision s’impose, mais on attend encore : plus d’information, plus de temps, plus de certitude. Le risque, c’est de croire qu’il existe un moment idéal où tout sera clair et sans risque. Ce moment n’arrive presque jamais.
La meilleure décision est celle qu’on prend avec les données qu’on a devant nous, au moment où on les a.
État #4 : la décision pleinement assumée
On sait qu’il y a un problème, on connaît les options et on accepte qu’aucune ne soit parfaite. On choisit quand même, on l’annonce à son équipe et on avance avec courage. Le doute est encore là, c’est normal et même sain. Mais on ne le laisse pas décider à notre place.
C’est là que commence le vrai leadership.
Ce que l’indécision nous coûte vraiment
Rester coincé·e entre deux options sans jamais trancher peut sembler une position neutre. Ce n’en est pas une. L’indécision a un coût réel, souvent invisible et qui s’accumule jour après jour.
- Du temps. On ne génère pas de données, on ne peut pas ajuster, on stagne.
- De l’énergie mentale. La situation tourne en boucle et vide nos ressources.
- Des occasions manquées. Pendant qu’on hésite à se positionner, d’autres le font à notre place.
- De la crédibilité. Les équipes et les partenaires remarquent quand les décisions se noient dans le flou.
- De la capacité d’apprendre. C’est en décidant et en agissant qu’on accumule de la donnée utile.
Cinq questions pour sortir de l’impasse
Papier et crayon en main, voici cinq questions à se poser pour diagnostiquer notre propre rapport à l’indécision.
- À quel stade du spectre est-ce que je me trouve en ce moment?
- Est-ce que j’attends une certitude qui n’existera peut-être jamais? Est-ce que j’ai ce qu’il me faut pour faire face à l’issue, quelle qu’elle soit?
- Est-ce que des personnes autour de moi ont déjà pointé vers ce problème sans que je veuille le voir?
- Qu’est-ce que je ferais si je me donnais le droit de me tromper?
- Quelle est la décision que je reporte en ce moment? Et quel est son vrai coût en temps, en énergie et en argent?
Décider, c’est reprendre le pouvoir
Reconnaître qu’on est dans l’indécision, c’est déjà un acte de leadership. Décider, même imparfaitement, libère de l’énergie, crée de la donnée et redonne de l’élan. La décision que l’on reporte depuis des semaines ne deviendra pas plus facile à prendre avec le temps. Elle deviendra seulement plus coûteuse.

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L’équipe de La Firme