On commence l’année avec de grandes intentions, des objectifs clairs et l’envie de faire les choses autrement. Pourtant, entre les urgences du quotidien, le manque de temps et la pression de performance, nos ambitions peuvent rapidement rester au stade de bonnes idées.
Les 7 épisodes de la série du balado J’aime ta compagnie « Se donner les moyens de ses ambitions : la série pour commencer l’année en force » ont été conçus pour nous aider à bâtir des fondations solides. Des moyens concrets pour soutenir nos ambitions dans la durée, avec plus de cohérence, de clarté et de solidité.
Ce dossier s’adresse aux entrepreneur·es et aux gestionnaire·es d’OBNL qui veulent avancer sans s’épuiser, faire de meilleurs choix et créer une croissance alignée avec leur réalité.
À go, on se donne les moyens de nos ambitions!

Écouter en mode webinaire
Le contenu de ce dossier est tiré du webinaire « Concrétiser ses ambitions, ça se planifie! », que Marie-Michèle a offert au Réseau des SADC+CAE, dans le cadre du projet Flexiprêt pour les femmes.
Voici les 7 épisodes qui composent cette série.
- 106 – Leadership de soi et objectifs|Se donner les moyens de ses ambitions 1 de 7
- 107 – L’accompagnement qui fait réellement avancer|Se donner les moyens de ses ambitions 2 de 7
- 108 – Outils pour travailler efficacement|Se donner les moyens de ses ambitions 3 de 7
- 109 – Boss de ses finances professionnelles|Se donner les moyens de ses ambitions 4 de 7
- 110 – Compétences à cultiver pour réussir|Se donner les moyens de ses ambitions 5 de 7
- 111 – Le soutien ou s’avoir bien s’entourer|Se donner les moyens de ses ambitions 6 de 7
- 112 – Comment éviter de s’éparpiller | Se donner les moyens de ses ambitions 7 de 7
106 – Leadership de soi et objectifs|Se donner les moyens de ses ambitions 1 de 7
En tant qu’entrepreneur·es ou que gestionnaire·es d’OBNL, on sent que nos ambitions sont claires, mais que quelque chose freine leur concrétisation? Le leadership de soi est souvent la pièce manquante pour transformer de beaux plans en résultats concrets.
On le vit toutes et tous. On travaille fort, on multiplie les actions, on investit temps et argent. Pourtant, sans un leadership solide envers soi-même, même la meilleure stratégie peut s’essouffler.
Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle Bélanger, stratège en développement des affaires et spécialiste en communication marketing, ouvre le bal de la série « Se donner les moyens de ses ambitions ». Elle nous explique pourquoi le leadership de soi est la pierre angulaire de toute réussite durable. Elle partage ses apprentissages issus de conférences, de webinaires et surtout de son propre parcours entrepreneurial, où elle a compris que travailler plus fort n’est pas toujours la solution.
Pourquoi écouter cet épisode?
- Comprendre pourquoi le leadership de soi est la base de toute ambition durable.
- Mettre en place des moyens concrets pour avancer sans s’épuiser.
- Clarifier nos objectifs et nos priorités pour sortir du mode réaction.
- Réduire la charge mentale grâce à des décisions plus alignées.
- Poser des bases solides pour la suite de la série et de l’année.
Envie d’aller plus loin? L’épisode complet est disponible ici.
Le leadership de soi. Une question de cohérence
Le leadership de soi, c’est d’abord agir en cohérence avec ce que l’on dit vouloir développer et accomplir. Trop souvent, on vise un certain niveau de réussite sans être prêt·es à assumer le quotidien qui vient avec.
Dans un monde instable et en constant changement, être stable à l’intérieur devient une force stratégique. Cette stabilité nous permet d’avancer malgré l’adversité, plutôt que de subir les événements.
1. Mieux se connaître pour mieux avancer
La connaissance de soi est le premier pilier du leadership de soi abordé par Marie-Michèle. Avant de parler d’outils ou de stratégies, on doit d’abord comprendre qui on est, ce qu’on veut réellement et dans quel type de quotidien on se développe le mieux.
Se connaître, c’est clarifier sa propre vision du succès et reconnaître ce qui nourrit ou draine notre énergie dans nos tâches, nos projets et nos relations.
Marie-Michèle invite à se poser des questions simples, mais structurantes.
- Qu’est-ce qui déclenche chez nous des émotions fortes?
- Où a-t-on tendance à procrastiner et pourquoi?
- Quels mécanismes d’autosabotage apparaissent quand une peur prend trop de place?
Elle rappelle aussi l’importance de comprendre notre fonctionnement au quotidien. Est-ce qu’on avance en proactivité ou est-ce qu’on passe nos journées à réagir? Sans cette lucidité, on peut devenir, sans s’en rendre compte, le principal frein à nos ambitions.
Être leader de soi, c’est choisir consciemment des actions alignées avec nos objectifs plutôt que de subir ce qui se présente.

2. Gérer son temps avec courage
La gestion du temps et des priorités est un autre pilier central du leadership de soi. On peut avoir de grandes ambitions, mais si notre temps est investi un peu partout, il devient difficile d’avancer de façon cohérente.
Dans le quotidien, ça se manifeste souvent par des réflexes bien connus.
- Dire oui à tout.
- Accepter trop de mandats.
- Se rendre disponible en permanence.
- Remplir son horaire en réaction aux demandes.
Le cœur de l’enjeu n’est pas le temps, mais les priorités. Sans priorités claires, on peut travailler énormément sans avancer sur ce qui a le plus d’impact. Le leadership de soi commence par la capacité à décider consciemment où on investit notre temps.
Gérer son temps avec courage, c’est lever le drapeau quand ça dérape, apprendre à dire non, revoir ses priorités et mettre des limites, même quand ce n’est pas confortable.
Marie-Michèle rappelle aussi l’importance de la proactivité. Planifier ses journées et ses semaines permet de sortir du mode urgence et de consacrer du temps aux dossiers importants, mais non urgents.
Pour soutenir ce travail sur les priorités et l’horaire, on a un outil à La Firme pour celles et ceux qui sont intéressé·es. Le plan de semaine idéale. Écrivez-nous sur LinkedIn ou au bonjour@lafirme.marketing pour demander cet outil PDF qui a aidé beaucoup de nos client·es.
3. La planification stratégique. Donner une direction claire à nos ambitions
Le troisième pilier du leadership de soi, c’est la planification stratégique. Sans direction claire, il devient difficile d’exercer un réel leadership sur nos actions.
La planification stratégique, c’est décider où on s’en va, comment on va reconnaître qu’on est satisfait·es et quels indicateurs vont nous permettre de mesurer notre progression.
Même simple, une planification stratégique permet de faire de meilleurs choix au quotidien et de transformer des ambitions en actions concrètes, plutôt que de rester dans de belles intentions de début d’année.
Pour aller plus loin, voici un dossier complet réalisé par Caroline et Marie-Michèle pour une planification stratégique concrète et vivante : Dossier planification stratégique : cultiver la vitalité de votre PME ou OBNL.
4. La gestion des opérations : passer du plan à l’action
Une fois la direction clarifiée, l’étape essentielle au processus est de planifier. Nos ambitions ne se concrétiseront pas sans une capacité à les intégrer dans le quotidien.
La gestion des opérations, c’est le lien entre la planification et l’action. C’est décider qui fait quoi, quand et avec quels moyens, tout en acceptant que le manque de temps soit une réalité partagée.
Intégrer les ambitions dans les routines permet de sortir du mode urgence et de consacrer du temps aux tâches importantes, même lorsqu’elles ne sont pas urgentes. C’est un acte clair de leadership de soi.

5. Le courage managérial. Oser les décisions inconfortables
Concrétiser ses ambitions demande parfois de prendre des décisions difficiles et d’avoir des conversations inconfortables.
- Savoir dire non.
- Poser des limites saines.
- Réajuster un cadre.
- Confronter une situation qui ne respecte plus nos valeurs.
Tous ces éléments font partie du leadership de soi. Même si c’est exigeant sur le moment, c’est souvent profondément libérateur et sain.
Quand on ose adresser ce qui doit l’être, on libère de l’espace mental et de l’énergie pour avancer. C’est un signe clair que notre leadership de soi se renforce.
Le courage managérial demande du « guts ». Osons et prenons le courage d’assumer son rôle de leader pour notre bien-être et celui de notre organisation.

6. L’hygiène de vie
L’hygiène de vie est un pilier essentiel. Prendre soin de ces différents éléments auront un impact majeur.
- Le sommeil.
- L’alimentation.
- Des relations qui influencent positivement notre énergie.
- Le mouvement, le sport et la nature.
Quand le corps est épuisé, le leadership de soi s’affaiblit. Prendre soin de son hygiène de vie, c’est se donner les moyens d’arriver à la table avec une énergie favorable à la prise de décision et à la concrétisation de nos ambitions.
Le leadership de soi pour commencer l’année en force
Entretenir le leadership de soi permet de traverser l’adversité, de rester aligné·es dans l’instabilité et de concrétiser nos ambitions avec plus d’aisance.
Commençons par observer notre leadership de soi au quotidien en se posant quelques questions.
- Quelles décisions vous prenez pour vous-même?
- Quelle énergie vous décidez d’amener à la table?
- Est-ce que les tâches que vous faites chaque semaine, chaque jour, chaque heure sont réellement alignées avec la vie que vous voulez vous créer?
- Est-ce que vous essayez de vous convaincre que ce que vous faites, c’est la bonne chose, mais que finalement, vous êtes un petit peu d’à côté?
- Est-ce que vous gérez bien vos priorités?
- Est-ce que vous aimez la direction dans laquelle vous allez?
Alors en ce début d’année, on se donne les moyens de nos ambitions en commençant par renforcer notre leadership de soi!
107 – L’accompagnement qui fait réellement avancer|Se donner les moyens de ses ambitions 2 de 7
Quand on est entrepreneur·e ou gestionnaire d’OBNL, avancer seul devient rapidement un frein. L’accompagnement entrepreneurial n’est pas un luxe. C’est souvent ce qui nous permet de gagner en clarté, en efficacité et en confiance dans nos décisions.
On a des idées, des projets, de l’ambition et de la volonté. Ce qui nous ralentit le plus souvent, c’est l’isolement, le manque de recul et l’absence des bonnes personnes. Ces dernières contribuent à mieux structurer nos réflexion et notre développement. Bien s’entourer devient alors un véritable levier de croissance.
Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle nous parle de l’importance de ne pas avancer seul dans notre développement d’affaires ou organisationnel. Elle aborde les différentes formes d’accompagnement possibles et l’importance de bâtir des relations solides avant d’en avoir besoin de façon urgente. Elle partage aussi les critères pour choisir le type d’accompagnement selon nos objectifs. Parce que l’accompagnement n’est pas une dépense superflue. C’est un moyen d’économiser du temps, de l’énergie et des années d’essais et d’erreurs. À condition de choisir le bon type de soutien.
Pourquoi écouter cet épisode de J’aime ta compagnie?
- Comprendre les différents types d’accompagnement possibles.
- Réaliser que l’accompagnement n’est pas réservé qu’aux grandes organisations.
- Apprendre à bâtir des relations utiles avant d’être dans une situation urgente.
- Utiliser la formation comme un levier concret plutôt qu’une fuite.
Convaincu·e? Écoutez l’épisode complet ici👇.
L’accompagnement repose sur des relations
L’accompagnement prend toute sa valeur lorsqu’il s’inscrit dans une relation durable. Ce n’est pas seulement une question de conseils ou d’expertise, mais de liens humains entretenus dans le temps. Plus une relation est nourrie, plus elle devient porteuse d’opportunités.
Entretenir ces relations en continu permet de créer un climat de confiance. Les références, les opportunités et les collaborations émergent alors naturellement, sans avoir à les provoquer dans l’urgence. Attendre d’être devant le mur pour demander de l’aide peut rendre le processus plus difficile et moins efficace.
Les types d’accompagnement
1. Les conseiller·ères aux entreprises et OBNL
Parmi les premières ressources à considérer, on retrouve les conseiller·ères aux entreprises et au développement économique. Ces personnes connaissent bien les réalités du terrain et disposent d’une vue d’ensemble sur les ressources disponibles.
Elles et ils peuvent aider à différents niveaux.
- Identifier des programmes de financement ou de subvention.
- Accéder à des formations gratuites ou à faible coût.
- Se connecter à des réseaux de partenaires.
- Structurer un projet ou une organisation.
Il arrive qu’on se sente intimidé par ces ressources, surtout quand on a l’impression de ne pas correspondre au profil. Cette impression est fréquente, mais souvent infondée. Ces conseiller·ères sont justement là pour accompagner des projets variés, à différentes étapes de notre développement. Plus la relation est amorcée tôt, plus elle devient pérenne et utile pour notre organisation.
2. Choisir entre mentorat, coaching et consultation
Toutes les formes d’accompagnement ne répondent pas aux mêmes besoins. Clarifier les rôles permet de faire un choix plus juste et efficace.
Le mentorat pour travailler la posture
Le mentorat repose sur le savoir-être et le partage d’expérience. Un·e mentor·e a déjà traversé des situations similaires et accompagne principalement sur le savoir-être. Leadership, prise de décision, gestion des défis humains et recul stratégique sont au cœur de la relation.
C’est une relation significative, structurée et encadrée, qui permet de se sentir moins seul·e face aux défis et obstacles qui se présentent à nous.
Le coaching pour clarifier et décider
Le coaching aide à retrouver de la clarté. Par les bonnes questions, il permet d’identifier les angles morts, de faire émerger des options et de prendre des décisions alignées. Le ou la coach ne décide pas à notre place, mais nous aide à mieux réfléchir et gagner en clarté.
Ce type d’accompagnement est particulièrement pertinent lorsqu’on se sent coincé·e ou indécis·e.
La consultation pour gagner du temps
La consultation apporte une expertise ciblée.
- Diagnostic.
- Recommandations stratégiques.
- Accompagnement opérationnel.
- Etc.
De plus en plus, des expert·es interviennent aussi en mode « fractional ». Une personne qui fait quelques heures par semaine pour élever le niveau d’une organisation, sans embauche permanente.
Le coût pour ces ressources peut impressionner, mais la valeur et les retombées que cela peut apporter à notre organisation peuvent grandement en valoir la peine.

On ne paie donc pas pour le temps, on paie pour les années d’expérience de ces ressources.
Si notre organisation souhaite faire appel à une ou un consultant·e, ce dossier est à ne pas manquer: 080 à 084 – Engager une consultante ou un consultant marketing: guide complet pour PME et OBNL.
3. La formation comme outil d’action
La formation peut être un formidable levier lorsqu’elle est alignée sur un objectif précis. Elle devient toutefois contre-productive lorsqu’elle sert à éviter les décisions difficiles ou l’action concrète.
Pour qu’elle soit utile, il importe de bien réfléchir.
- Choisir une formation en lien direct avec un besoin réel.
- Prévoir du temps pour intégrer les apprentissages.
- Transformer les connaissances en processus et en actions mesurables.
Sans intégration dans le concret, la formation reste théorique et n’a que peu d’impact sur notre quotidien.
Bâtir des relations solides
Avancer plus vite ne signifie pas en faire plus. Cela signifie de savoir mieux s’entourer. Identifier le type d’accompagnement qui répond à notre besoin actuel peut transformer notre trajectoire.
Cette semaine, on peut simplement se demander quelle relation mérite d’être nourrie ou quel type de soutien nous ferait réellement gagner du temps en ce moment.
Rappelons-nous que l’on ne bâtit pas nos ambitions seul·e. On les construit en grande partie à travers des relations de confiance et durables dans le temps!
108 – Outils pour travailler efficacement|Se donner les moyens de ses ambitions 3 de 7
En tant qu’entrepreneur·e ou gestionnaire d’OBNL, on manque souvent de temps et on peut avoir l’impression que tout repose sur nos épaules. Pourtant, avec des outils d’administration simples et bien choisis, on peut alléger notre quotidien et faire avancer notre organisation sans s’épuiser.
Quand l’administration n’est pas structurée, les mêmes symptômes reviennent. Urgence constante, difficulté à déléguer et sentiment d’être indispensable à tout. On n’a pas besoin de systèmes complexes pour régler ça. On a surtout besoin de clarté et de constance.
Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle explore comment s’outiller pour soutenir la croissance et les ambitions d’une organisation, sans alourdir les opérations.
Pourquoi écouter l’épisode?
- Structurer ce qui revient sans cesse et réduire la charge mentale.
- Déléguer plus facilement sans perdre en qualité.
- Organiser les projets sans devenir le point de blocage.
- Vérifier si nos efforts mènent à de vrais résultats.
Prêt·e à écouter l’épisode #108? C’est par ici 👇!
1. Clarifier le processus avant tout
Mettre en place nos façons de faire
Avant d’utiliser une quelconque plateforme, il faut tout d’abord établir un processus. Une façon de travailler claire et reproductible. Un processus, c’est une suite d’actions définies qui permet de livrer une tâche, un service ou un projet sans tout réinventer chaque fois.
Un processus n’a pas besoin d’être complexe. Un simple tableau Excel peut faire le travail. Ce qui compte, c’est que les étapes soient visibles, comprises et suivies par toute l’équipe.
Dans la production du balado J’aime ta compagnie, par exemple, chaque étape est inscrite dans un tableau Excel. Lorsqu’une personne complète son action, elle ajoute ses initiales. La personne suivante sait exactement où le projet est rendu.

Ce type de structure a de nombreux avantages.
- Réduire la charge mentale liée aux tâches répétitives
- Éviter les oublis dans les livrables
- Maintenir une qualité stable même quand l’équipe change
- Déléguer sans devoir tout réexpliquer
Créer des processus peut sembler exigeant quand le temps manque. Pourtant, il existe des façons très concrètes de les documenter sans ralentir le travail.
Documenter nos processus grâce à l’IA
Documenter nos procédures opérationnelles standard peuvent être créées directement à partir de notre quotidien, grâce à l’IA. La procédure est simple.
- S’enregistre pendant qu’on effectue une tâche.
- Verbalise ce que l’on fait au fur et à mesure.
- Récupère la transcription.
- Demande à l’IA de transformer cette transcription en étapes claires.
- Dépose le tout dans un document partagé.
- Relie ce document à une tâche récurrente ou à un projet modèle.
On ne documente plus dans un moment théorique. On documente pendant qu’on agit. Les processus sont ainsi plus rapides à créer et beaucoup plus fidèles à la réalité.
2. Un gestionnaire de projet pour structurer sans microgérer
Une fois les processus clairs, il faut un endroit central pour gérer les tâches et les projets. Peu importe l’outil utilisé, Trello, Asana, monday ou même un tableau Excel. L’essentiel est d’avoir un système cohérent et partagé.
Utiliser un bon gestionnaire de projet a de nombreux avantages.
- Créer des tâches récurrentes.
- Attribuer des responsabilités claires.
- Réserver du temps dans l’horaire.
- Dupliquer des projets modèles.
- Mieux gérer les projets à long terme.
- Sauver du temps.
Utiliser un gestionnaire de projet, c’est aussi un filet de sécurité organisationnel. Si une personne quitte rapidement, toutes ses tâches sont visibles. On peut les redistribuer sans perdre le fil.
Quand tout passe par nous, l’organisation ralentit. Un système clair diminue le micro-contrôle et augmente l’autonomie de l’équipe.
3.Mesurer pour savoir si on avance vraiment
On peut être très occupé·es, sans toutefois progresser. Sans indicateur clair, il est impossible de savoir si nos actions ont un réel impact.

Ici encore, la simplicité est suffisante. Un tableau Excel peut faire le travail. On peut aussi utiliser une logique d’objectifs et de résultats mesurables. Par exemple, si l’objectif est d’obtenir dix rencontres exploratoires par mois, on suit ce chiffre mois après mois. On peut ensuite relier directement nos actions aux résultats observés.
L’idée n’est pas de tout mesurer. On choisit trois à cinq indicateurs qui reflètent ce qui compte vraiment. Chaque mois, on met ces chiffres à jour et on les partage. Quand les indicateurs progressent, l’équipe voit concrètement l’impact de son travail.
Voici un article pour aller plus loin dans la mesure de nos indicateurs : 006 – Mes garde-folles cette année ou comment arriver à mesurer et analyser efficacement ses indicateurs de performance (KPI).
Les bons outils pour se simplifier la vie!
On n’a pas besoin de réduire nos ambitions. On a besoin de systèmes simples qui les rendent possibles!
En clarifiant nos processus, en structurant nos projets et en mesurant ce qui compte, on se redonne de l’espace et du contrôle sur notre progression et nos résultats.
On avance ainsi avec plus de calme, plus de constance et une organisation qui nous soutient réellement.
109 – Boss de ses finances professionnelles|Se donner les moyens de ses ambitions 4 de 7
On n’a pas besoin d’aimer les chiffres pour mieux gérer notre argent. On a surtout besoin de clarté, de repères simples et d’un minimum de suivi.
Quand la gestion financière est floue, ce sont souvent nos ambitions qui écopent. On travaille fort, on vend, on livre, mais on ne sait pas toujours si ça vaut réellement le coût. Et à long terme, cette zone grise finit par peser lourd dans le budget.
Dans cet épisode de J’aime ta compagnie, on aborde la gestion financière comme un levier concret pour soutenir la mission d’une entreprise ou d’un OBNL, sans jargon et sans culpabilité. L’objectif est clair. Remettre l’argent à sa juste place. Un outil au service du projet et non une source de stress constant.
Pourquoi écouter l’épisode?
- Arrêter de gérer au « feeling » et créer des repères financiers concrets.
- Comprendre pourquoi vendre ne suffit pas si on ne suit pas ce qui entre.
- Clarifier la rentabilité et le coût de revient.
- Réfléchir au financement comme un investissement stratégique.
- Se payer et payer son équipe de façon plus juste et plus durable.
Prêt·e à écouter l’épisode #109? C’est par ici 👇!
« Je ne suis pas bon·ne en chiffres. »
Beaucoup d’entrepreneur·es et de gestionnaire·es d’OBNL se reconnaissent dans cette phrase : « Moi, je ne suis pas bon·ne en chiffres. ».
Ce n’est pas un défaut en soi. Le problème apparaît quand cette croyance devient une excuse pour ne pas regarder nos chiffres du tout. Cela peut avoir des impacts négatifs sur notre gestion financière.
- On vend sans savoir si c’est rentable.
- On travaille sans mesurer la valeur réelle de notre temps.
- On hésite à investir ou on s’endette sans plan clair.
Beaucoup vont consacrer des journées complètes à vendre leur produit ou service, sans jamais mesurer ce que ces efforts coûtent réellement. Par exemple, le temps de préparation, la présence sur place, l’impact sur la vie personnelle, etc. Tout ça a une valeur, même si elle n’apparaît pas dans les chiffres.
La vraie question n’est donc pas seulement de savoir si ces activités génèrent des revenus. La question est de savoir si elles sont soutenables et si le rendement vaut réellement le prix qu’on paie, en argent, en énergie et en qualité de vie.
Se donner les moyens de nos ambitions
Premier moyen : les entrées d’argent.
Les entrées d’argent sont la base de toute organisation, peu importe sa forme. En entreprise, elles proviennent de la vente de produits et de services. En OBNL, elles prennent aussi la forme de dons, de subventions et de partenariats financiers.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas seulement le fait de générer des revenus, mais la capacité à les suivre de façon rigoureuse. Avoir un processus clair et simple permet de savoir ce qui entre, à quel moment et par quel canal.
L’enjeu principal n’est pas de vendre davantage, mais de comprendre ce qui se passe réellement dans le parcours. Sans suivi, on ne sait pas où les occasions se perdent, où les délais s’allongent, ni pourquoi certaines démarches n’aboutissent pas.
Les impacts quand les entrées d’argent sont mesurées et suivies?
- On arrête de fonctionner à l’intuition.
- On gagne en visibilité.
- On peut ajuster nos actions et corriger ce qui bloque.
- On bâtit des bases financières plus solides.
Deuxième moyen : assurer la rentabilité
La rentabilité ne concerne pas uniquement les entreprises à but lucratif. En OBNL aussi, viser l’équilibre est essentiel pour assurer la pérennité de la mission.
Le budget prévisionnel devient alors un outil central. Il permet de voir si, à la fin de l’année, l’organisation tient debout. Pour un OBNL, est-ce que le budget est équilibré? Pour une entreprise, est-ce qu’on génère assez de profit pour notre bon fonctionnement?
Si on vend sans connaître son coût de revient, on risque de s’appauvrir. Ce scénario arrive plus souvent qu’on le pense, surtout quand les prix ont été fixés rapidement ou par comparaison avec le marché.
Quand on fait les bons calculs, on peut ensuite amener les ajustements nécessaires.
- Revoir les prix.
- Modifier l’offre.
- Simplifier certaines façons de faire.
- Investir en productivité.
- Se faire accompagner pour identifier les fuites de temps et d’argent (écouter l’épisode 107 de ce dossier pour aller plus loin sur cette question).
- Etc.
Un suivi régulier, idéalement chaque semaine ou chaque mois, permet d’éviter les mauvaises surprises et de reprendre le contrôle avant qu’il ne soit trop tard.
Troisième moyen : le financement à l’externe
Le financement externe peut prendre plusieurs formes. Subventions et bailleurs de fonds pour les OBNL. Prêts, investisseurs ou financement bancaire pour les entreprises.
Dans tous les cas, la logique reste la même. L’argent externe doit servir à créer de la valeur.

Sans cette intention claire, le financement peut devenir une pression. Dans le cas d’un emprunt, par exemple, une dette mal planifiée peut rapidement enfermer l’organisation dans une course constante pour la rembourser.
Il importe également de diversifier ses sources de financement. Dépendre d’un seul bailleur de fonds ou d’un seul prêteur augmente les risques, surtout dans un contexte économique en mouvement.
Si on en fait une bonne gestion, faire appel à du financement externe peut réellement nous donner les moyens de nos plus grandes ambitions!
Quatrième moyen : les salaires
Se sous-payer est encore trop souvent normalisé, surtout chez les entrepreneur·es. On coupe d’abord sur son propre salaire pour faire passer l’entreprise en premier. Certain vont faire ça pendant des années en espérant que ça ira mieux plus tard.
En parallèle, dans les entreprises tout comme dans les OBNL, on hésite à offrir des conditions compétitives à l’équipe de travail. Le résultat est souvent le même.
- Fatigue.
- Surcharge.
- Roulement de personnel.
- Perte d’expertise.
Cette logique a un coût réel. Quand la direction ou les fondateur·trices ne se paient pas adéquatement, la pression augmente, les décisions deviennent plus difficiles et le risque d’épuisement s’installe. Et quand les salaires de l’équipe ne sont pas alignés avec la réalité du marché, la stabilité de l’organisation en souffre.

Se verser un salaire juste et offrir des conditions adéquates est la base pour assurer la pérennité de notre organisation. On protège ainsi l’énergie des personnes qui la portent et on soutien la mission à long terme.
Se responsabiliser sans culpabilité
Même si on fait du mieux qu’on peut, l’argent, c’est souvent émotif. Quand les chiffres deviennent lourds, se faire accompagner peut réellement nous permettre de retrouver de la clarté et d’éviter de porter tout le poids sur nos épaules.
Rien de mieux parfois qu’un regard externe et quelqu’un pour nous aider à poser les bonnes bases, au bon moment. L’argent redevient alors un outil au service de nos projets, plutôt qu’une source de stress. L’épisode 107 de ce dossier peut d’ailleurs aider à trouver les bonnes ressources pour nous soutenir !
Quand on utilise l’argent comme un outil, il soutient enfin nos ambitions au lieu de les freiner.
Alors, on se donne les moyens de nos ambitions? 😊
110 – Compétences à cultiver pour réussir|Se donner les moyens de ses ambitions 5 de 7
Pour atteindre nos objectifs comme entreprise ou OBNL, pas besoin de tout savoir ni de tout faire soi-même. On a surtout besoin de clarté sur nos forces, nos angles morts et les compétences à trouver dans notre réseau pour nous soutenir.
Dans ce cinquième épisode de cette série de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle aborde les compétences comme un levier central pour soutenir la croissance, sans pression et sans injonction à la performance. L’idée est simple. Se donner les bons moyens humains pour avancer avec plus de fluidité, de plaisir et de pérennité.
Car quand on clarifie nos forces et celles à aller chercher, on se donne de l’espace. De l’espace pour avancer avec plus de fluidité, moins de pression et une meilleure utilisation de notre énergie.
Pourquoi écouter l’épisode?
- Clarifier les compétences essentielles à avoir dans notre environnement.
- Arrêter de vouloir tout faire soi-même.
- Comprendre les différentes options quand une compétence manque.
- Mieux structurer la gestion, la planification et le développement.
- Identifier où investir nos énergie et où déléguer.
Développer, déléguer, embaucher ou externaliser
Identifier les compétences présentes et celles à renforcer est une étape clé pour faire évoluer notre organisation.
Quand on prend ce recul, on ouvre le champ des possibles. Une compétence peut être développée, partagée ou intégrée de différentes façons, selon notre réalité et nos priorités.
Plusieurs options s’offrent alors à nous. On peut…
- Développer cette compétence soi-même.
- Déléguer à quelqu’un à l’interne.
- Embaucher une personne qui possède déjà cette expertise.
- Externaliser à un·e pigiste ou à une firme spécialisée.
L’idée n’est jamais de tout faire ni de tout apprendre. L’objectif est plutôt de s’assurer que chaque compétence essentielle est assumée par quelqu’un, quelque part dans notre écosystème, de façon intentionnelle.

Quelles sont les compétences principales à avoir?
1. La planification stratégique
Planifier, c’est se donner un plan de match clair. Objectifs, indicateurs de performance, plan d’action, responsabilités. Quand la direction est définie, il devient beaucoup plus simple d’organiser le chemin pour y arriver.
La planification permet aussi de voir rapidement quelles compétences doivent être mobilisées pour concrétiser la vision. En attribuant les rôles et les responsabilités, on identifie naturellement les forces en place et les zones à soutenir autrement.
Une planification solide crée un cadre rassurant pour l’équipe et facilite la prise de décision au quotidien. Voici d’ailleurs tout un dossier pour soutenir votre planification stratégique: 096 à 099 et 113 – Dossier planification stratégique : cultiver la vitalité de votre PME ou OBNL
2. Les compétences en gestion
Une fois la direction claire, la gestion devient le pilier qui permet de soutenir l’ensemble.
Les compétences en gestion touchent plusieurs dimensions importantes.
- La gestion financière. Pour s’assurer de bien comprendre nos chiffres et de prendre des décisions éclairées.
- La gestion des ressources humaines. Pour clarifier les rôles, offrir de la rétroaction, mobiliser l’équipe, ainsi qu’attirer et fidéliser les plus grands talents.
- La gestion des opérations. Pour équilibrer la livraison et le développement.
- La gestion du développement. Pour soutenir la croissance, la marque et les ventes. Il faut également mobiliser l’équipe pour la gestion interne, mais également pour le développement, de façon équilibrée.
Ces compétences jouent un rôle central dans la stabilité de l’organisation. Il importe donc de toujours garder en tête l’importance de déléguer et d’aller chercher du soutien externe au besoin. Quand ces compétences fondamentales sont bien soutenues, elles permettent de réduire la pression sur la direction et de créer un environnement plus sain et plus durable.
3. Les compétences technologiques
La technologie fait aujourd’hui partie intégrante des compétences stratégiques à considérer. Impossible de passer à côté!
À quoi servent les compétences technologiques?
- Utiliser l’IA pour soutenir notre travail.
- Sauver du temps en automatisant certaines tâches.
- Structurer les projets à l’aide des gestionnaires de projets.
- Etc.
Pas besoin de tout maîtriser techniquement. L’important est de s’assurer que ces compétences sont présentes dans notre environnement et qu’elles sont utilisées de façon cohérente avec nos objectifs.
Bien intégrée, la technologie devient un accélérateur puissant pour l’organisation et pour les équipes.
4. L’art de la négociation
La négociation est une compétence souvent sous-estimée, mais pourtant essentielle.
On négocie dans de nombreuses situations. Avec des client·es, des employé·es, des partenaires, des bailleurs de fonds ou des institutions financières.

Négocier, c’est quoi?
- Apprendre à construire des ententes équilibrées et durables.
- Être capable d’assumer la valeur de ce qu’on met sur la table, tout en respectant celle des autres.
- Apprendre à poser nos limites et respecter également celles des autres.
Faire des choix intentionnels pour soutenir nos ambitions
Faire des choix intentionnels a un impact direct sur notre capacité à avancer de façon durable.
- Choisir où investir notre énergie.
- Choisir quelles compétences développer.
- Choisir celles qu’on confie à d’autres.
Développer des compétences ou s’entourer des bonnes personnes n’est pas un luxe. C’est une stratégie de croissance qui soutient nos ambitions et notre vision à long terme.
Alors, quelles compétences ont besoin d’être soutenues, développées ou déléguées cette année? 😊
Besoin d’un coup de pouce pour soutenir vos ambitions cette année? N’hésitez pas à contacter l’équipe de J’aime ta compagnie!
111 – Le soutien ou savoir bien s’entourer|Se donner les moyens de ses ambitions 6 de 7
Quand on dirige une PME, une microentreprise ou un OBNL, la solitude n’est jamais bien loin. Même entouré·es d’une équipe, d’un CA ou de partenaires, il arrive souvent qu’on se retrouve seul·e avec le poids des décisions, des responsabilités et des émotions. Comment faire pour trouver le bon soutien entrepreneurial?
Dans ce sixième épisode de cette série de J’aime ta compagnie, Marie-Michèle aborde l’importance de bien s’entourer pour soutenir nos ambitions à long terme. Diriger une PME, une microentreprise ou un OBNL, c’est souvent porter de grandes responsabilités sur nos épaules. Des décisions lourdes, des responsabilités humaines, des attentes élevées et une charge mentale constante.
Pour tenir dans la durée, il importe de bien s’entourer. C’est une condition essentielle pour éviter l’isolement. On peut ainsi avancer avec plus de stabilité, de clarté et d’énergie.
Pourquoi écouter l’épisode?
- Briser l’isolement que peut amener notre rôle de dirigeant·e.
- Traverser les périodes exigeantes avec plus de solidité.
- Réduire la charge mentale et émotionnelle.
- Soutenir nos ambitions sans s’épuiser.
- Créer des conditions pour durer dans le temps.
Un épisode à écouter dès maintenant!
4 formes de soutien pour bien s’entourer

1. Le soutien entre pairs
Le groupe de soutien entre pairs est l’un des leviers les plus puissants pour ne plus rester seul·e avec ses enjeux. Être entouré·e de personnes qui vivent des réalités similaires permet d’accéder à l’intelligence collective et de briser le sentiment d’isolement qui peut être vécu en tant que leader.
Les principaux avantages de ce type de soutien?
- Se sentir moins seul·e dans les décisions et les responsabilités.
- Normaliser les défis et réduire la charge émotionnelle.
- Bénéficier de points de vue externes et concrets.
- Accélérer la prise de décision et le passage à l’action.
- Gagner du temps et de l’énergie en évitant de tourner en rond.
Pour que ce type de groupe fonctionne réellement, certaines conditions sont essentielles.
- Des personnes à un niveau comparable de responsabilité et de maturité émotionnelle.
- Des valeurs partagées comme l’intégrité, l’honnêteté et la confidentialité.
- Une rigueur dans l’implication et une présence constante.
Un groupe de soutien est solide quand on y participe autant dans les moments plus faciles que dans les moments plus exigeants. C’est cette constance qui crée la confiance et la force du collectif. Ces groupes peuvent être autogérés, intégrés à des communautés existantes ou animés par un tiers. Le format importe moins que l’engagement et la qualité des échanges.
2. Les réseaux structurés et les regroupements
Les réseaux structurés offrent un soutien essentiel pour ne pas avancer seul·e. Associations d’OBNL, regroupements sectoriels et réseaux de dirigeant·es permettent de se retrouver entre personnes qui partagent des réalités, des enjeux et des responsabilités comparables.
Certains réseaux existent précisément pour créer ces espaces d’échange. Par exemple, des regroupements comme EntreChefs PME organisent des cellules de dirigeant·es selon la taille, le type d’entreprise ou le stade de développement. Ces groupes permettent d’échanger régulièrement avec des pairs qui vivent des défis similaires.

Du côté des OBNL, certaines associations et regroupements jouent un rôle comparable. Congrès annuels, colloques, formations et rencontres divers, deviennent des lieux où il est enfin possible de parler librement des vraies responsabilités liées à notre rôle et nos responsabilités.
Les principaux avantages de ce type de soutien?
- Briser l’isolement lié au rôle de dirigeant·e.
- Se reconnaître dans l’expérience des autres.
- Accéder à des ressources, des expertises et des contacts pertinents.
- Apprendre collectivement et élargir sa perspective.
- Traverser les périodes plus difficiles avec un véritable filet de sécurité.
Ces regroupements deviennent souvent des points d’ancrage importants pour tenir dans la durée.
3. La thérapie et le coaching pour les leaders
Diriger une organisation nous confronte inévitablement à des enjeux émotionnels et relationnels. Pression constante, décisions difficiles, gestion des attentes, doute et fatigue peuvent faire partie du quotidien.
La thérapie offre un espace pour mieux se connaître, réguler ses émotions et développer une posture plus stable face au chaos. Le coaching, de son côté, soutient la posture de leader et aide à naviguer les décisions complexes liées à notre rôle.
Les principaux avantages de ce type de soutien?
- Mieux gérer la charge émotionnelle.
- Développer une estime de soi et une confiance plus solide.
- Prendre des décisions plus alignées et plus sereines.
- Gagner en clarté dans les situations complexes.
- Prévenir l’épuisement et l’usure à long terme.
Ces formes de soutien ne sont pas ponctuelles. Elles s’inscrivent dans une démarche de durabilité et de soin à long terme permettant de garder l’équilibre.
4. Alléger la charge mentale au quotidien
La charge mentale dépasse largement le cadre professionnel. Elle inclut tout ce qui occupe l’espace mental au quotidien et qui épuise l’énergie disponible, autant au travail qu’à la maison. Identifier ce qui nous pèse réellement est une étape clé pour pouvoir agir. Pour certain·es, ce sera la gestion familiale. Pour d’autres, la santé, la logistique ou l’accumulation des responsabilités.

Par exemple, aller chercher du soutien familial pour s’occuper de nos enfants après l’école ou mieux répartir les tâches à la maison peut faire toute la différence quand la charge devient trop lourde. Pour certain·es, ce soutien peut aussi passer par des soins corporels tels que l’ostéopathie, l’acupuncture, la naturopathie, etc.
Les principaux avantages de ce type de soutien?
- Réduire la surcharge mentale et émotionnelle.
- Retrouver de l’espace mental pour les décisions importantes.
- Préserver son énergie et sa santé globale.
- Mieux concilier les différentes sphères de vie.
- Soutenir la performance durable plutôt que l’épuisement.
Alléger la charge mentale fait pleinement partie d’une stratégie gagnante pour garder notre santé physique et mentale et perdurer dans le temps!
Mieux s’entourer pour durer : une responsabilité envers soi
Toutes ces formes de soutien ont un point commun. Elles ne servent pas d’abord à soutenir l’organisation, mais à soutenir la personne qui la porte. Diriger, c’est exigeant. Les décisions à prendre et la pression peuvent être lourdes. Se créer une équipe autour de soi, que ce soit par des pairs, des réseaux, un accompagnement professionnel ou du soutien dans la vie quotidienne, permet de contrer l’isolement et de rester solide dans la durée.
Se donner les moyens de ses ambitions, ce n’est pas en faire plus ni s’imposer davantage. C’est plutôt prendre le temps de se poser honnêtement une question essentielle.
« De quoi avons-nous besoin, ici et maintenant, pour tenir dans la durée? »
Une fois cette réponse clarifiée, une deuxième question s’impose naturellement.
« Où allons-nous aller chercher ce soutien, en tenant compte de notre réalité de temps, d’énergie et de moyens? »
Et si, cette année, on choisissait collectivement de ne plus avancer seul·e?
112 – Comment éviter de s’éparpiller?|Se donner les moyens de ses ambitions 7 de 7
Quand on veut se donner les moyens de ses ambitions comme entrepreneur·es ou gestionnaire·es d’OBNL, la priorisation devient un enjeu central. Mais comment prioriser de façon efficace quand tout semble important et urgent?
Dans ce septième et dernier épisode d’une série de 7 du balado J’aime ta compagnie, Marie-Michèle conclut le dossier « Se donner les moyens de ses ambitions » en abordant un piège fréquent. L’éparpillement. Elle nous invite à clarifier notre objectif de développement annuel, à sortir tout ce qui pèse sur nos épaules et à choisir un seul moyen prioritaire pour avancer avec plus d’énergie et de cohérence.
Pourquoi écouter l’épisode?
• Comprendre pourquoi l’éparpillement est souvent une forme d’évitement.
• Clarifier un objectif de développement prioritaire pour l’année.
• Alléger la surcharge mentale en identifiant ce qui nous ralentit.
• Choisir un seul moyen stratégique pour soutenir nos ambitions.
• Commencer l’année avec plus de clarté et moins de pression.
On vous invite à écouter l’épisode dès maintenant!
L’éparpillement comme stratégie d’évitement
Quand on est ambitieux·ses, les idées ne manquent pas. On pourrait entreprendre une thérapie, engager un coach, restructurer nos outils internes, embaucher, déléguer certaines tâches ou rejoindre un regroupement d’affaires. Tout peut nous sembler pertinent, justifiable ou urgent.
Mais derrière cette accumulation d’initiatives peut se cacher une forme d’évitement.

On bouge, on améliore, on planifie et on optimise. Pourtant, les résultats ne suivent pas toujours, parce qu’on n’a pas réellement choisi une direction claire.
L’éparpillement peut ainsi devenir une stratégie déguisée pour éviter certaines décisions plus confrontantes. Comme dirigeant·es, notre rôle n’est pas d’ajouter des couches. Il est de décider avec intention.
Clarifier l’objectif de développement de l’année
Avant de choisir un moyen, on doit d’abord clarifier notre cible. On peut se question cette question simple et puissante.
« À la fin de l’année, ça serait vraiment cool si quoi?»
L’objectif ici est de choisir un objectif de développement. Un seul. Pas dix.
Peut-être qu’on souhaite augmenter nos revenus, lancer un nouveau service, stabiliser l’équipe, ou structurer davantage notre modèle d’affaires. L’important est d’identifier ce qui compte réellement pour nous cette année.
Quand l’objectif est clair, les moyens deviennent plus évidents. La priorisation cesse d’être un casse-tête et devient un filtre stratégique.
Sortir tout ce qui pèse pour alléger la surcharge mentale
On ne peut pas prioriser tant que tout reste dans notre tête. Un moyen efficace est de poser nos pensées et idées sur papier. On peut écrire tout ce qui nous pèse en ce moment, tout ce qui ralentit ou se met entre nous et l’atteinte de notre objectif.
Voici une question intéressante que le mentor de Marie-Michèle lui a souvent posé.
« Qu’est-ce qui fait que la porte du bureau est facile ou difficile à ouvrir le matin? »
Cette question permet d’identifier concrètement ce qui rend nos journées lourdes. Il peut s’agir de fatigue accumulée, d’un manque de compétences internes, d’un flou stratégique, d’une pression financière ou encore d’une charge mentale personnelle trop importante.
En regroupant ces éléments, on voit souvent émerger un thème dominant. Et derrière plusieurs irritants se cache parfois un même besoin à adresser.
De quoi avons-nous réellement besoin maintenant?
Une fois cette clarté installée, on se pose la question centrale pour identifier notre objectif.
« Si je devais choisir un seul moyen pour soutenir mes ambitions cette année, ce serait lequel? »
Dans ce dossier, plusieurs leviers ont été explorés, notamment l’accompagnement, les outils, les moyens financiers, les compétences et le soutien humain. Tous sont valables. Mais tout n’est pas urgent et tout ne doit pas nécessairement être réalisé maintenant.
On identifie un seul moyen prioritaire. On peut s’aider avec l’outil ci-dessous.

Choisir un moyen prioritaire, c’est aussi accepter que les autres devront attendent. C’est respecter notre capacité réelle d’intégration et éviter de diluer notre énergie.
Lorsqu’un moyen est bien implanté et intégré à notre quotidien, il devient naturel. Aussi naturel que l’habitude de se brosser les dents! 😊 C’est à ce moment qu’on peut envisager la prochaine étape, le prochain moyen.
Choisir, c’est se respecter
À travers tout le dossier, le message est clair. Se donner les moyens de ses ambitions ne signifie pas en faire plus. Cela signifie choisir mieux.
Choisir enlève un poids immense et redonne de l’élan. Cela réduit la surcharge mentale et permet d’avancer avec cohérence.
Cette année, si on décidait collectivement de ne plus s’éparpiller et de choisir un seul moyen clair, soutenant et réaliste pour appuyer nos ambitions?
Parce que réussir ne se mesure pas à la longueur d’une « to do list », mais à notre capacité à avancer avec lucidité et constance.
Rappelons ici que le contenu de ce dossier a été tiré du webinaire « Concrétiser ses ambitions, ça se planifie! », que Marie-Michèle a offert au Réseau des SADC+CAE, dans le cadre du projet Flexiprêt pour les femmes. À écouter pour aller plus loin!
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L’équipe de La Firme